|
|
||
![]() | ||
Le Canal des Rotours | Patrimoine touristique | Guadeloupe | Forêt tropicale,.. |
|
|
|
Guadeloupe > Patrimoine Touristique > Sommaire > Guadeloupe > Forêt tropicale, nature sauvag.. > Le Canal des Rotours
Requètes courantes : forêt tropicale [16] canal guadeloupe [14] patrimoine forêt [32] nature guadeloupe [23] |
Le Canal des RotoursPour les fans de nature et d'environnement, la découverte du canal des Rotours reste dans leur mémoire comme un itinéraire insolite et caché. Dix kilomètres relient l'intérieur de la commune de Cuba au Grand Cul-de-Sac Marin à Vieux-Bourg, pour plonger dans l'intimité écologique de la mangrove. On y approche à moins d'un empan, dans un silence riche. Les multiples essences et les forêts de palétuviers défilent le long d'une trouée, anciennement infestée de paludisme. Laquelle fut percée en 1829 par une main d'oeuvre composée de plus de 300 hommes libres et esclaves sous le règne du gouverneur Jean-Julien Angot, baron des Rotours. La satisfaction du visiteur risque cependant d'être altérée par la vue un peu trop violente de détritus et déchets jonchant le tracé. Le creusement du canal grâce à une curieuse technique de construction basée sur "des terrassements faits à la main et non pas à la pelle" ( ce qui expliqua la trentaine de morts enregistés lors des travaux) répondait à des impératifs à la fois économique et de désenclavement. En effet, à l'inutilisation du canal aujourd'hui, a précédé une phase temporelle de logique de trafic sucrier à partir de l'habitation Richeval et des trois autres habitations riveraines. Par cette opération de création de voie d'eau, il a été possible de procéder à l'assèchement de leurs terres. Mais la platitude du relief de plaine, infligeant au demeurant une impression d'immobilité au parcours, engendra une quasi-absence de circulation d'eau, entraina progressivement par là même l'obsturation de son embouchure. Malgré tout, le canal resta navigable jusqu'à la fermeture de l'usine centrale de Blanchet en 1979. Durant plus d'un siècle, cette grosse unité fumante qui avait pris le relais de la production des sucreries (fin XIXè siècle.) transféra ses cannes et son sucre par voie d'eau en dépit de la concurrence liée à l'exploitation économique du chemin de fer. Ainsi, perdura le spectacle du trajet monotone et quotidien des chalands montants et descendants dans une région bucolique. Texte : Marie-France et Max Etna - grugeaux.etna@wanadoo.fr |