Plage de Roseau
La plage de Roseau est avant tout une plage familiale. Les capesterriens et les autres y passent leur journée. Tout est d'ailleurs conçu pour ne pas se contenter d'une simple "bronzette". Tables, bancs, espaces ombragés sont autant de zones destinées à accueillir les "canaris" de Colombo et les poulets grillés. Il va sans dire que l'animation est quasi-permanente et le site ne prête ni à la morosité, ni à la solitude. Pour tous ceux en revanche, qui voudraient faire une sieste uniquement bercée par le bruit des vagues, Roseau, n'est pas l'endroit indiqué. Aux cris des familles se joignent ceux des jeunes de l'école de voile, basée sur la plage. L'avantage de cette structure c'est qu'elle donne accès à des vestiaires, à des douches et à des sanitaires. Les jeux de ballon sont fréquents sur cette plage qui semble vouloir s'étirer jusqu'à Goyave. A pied, il est d'ailleurs possible de marcher plusieurs kilomètres en longeant le rivage.
Cet endroit dégage une ambiance particulière pour une raison autre que son intense fréquentation. C'est lié à la présence de petites cases en bois, en tôle, en bambou donnant l'impression d'être rejointes par les vagues. Comme si ces petites maisons avaient poussé sur ce sable, en même temps que les raisiniers et faisaient partie intégrante du site. Elles sont souvent reliées les unes aux autres par quelques pieds de bananes ou quelques plantations de racines. Cultures entretenues par les occupants qui ne se contentent pas uniquement de poissons frais. L'un d'eux a d'ailleurs monté son restaurant où l'on est sûr de déguster de bons plats créoles. Naturellement, cet ensemble donne un sentiment d'anarchie et de pagaille bien plus qu'un travail soigné d'architecte. Et c'est tout le charme de cet espace. On en est presque à envier, ces résidents qui vivent certes simplement mais admirent chaque soir les couleurs déclinantes de la nuit qui se pose sur l'océan.
Ainsi, visiteurs du dimanche et "propriétaires" ont appris à vivre ensemble. Les poules sont elles aussi apprivoisées et ne s'affolent nullement des bruits des klaxons. La plage en effet, est ouverte aux voitures. Rares sont celles pourtant qui y pénètrent, fort heureusement puisqu'il faut débourser 10 francs alors que face à l'entrée de la plage, un parking vient d'être bitumé pour recevoir les véhicules.
Texte : Marie-France et Max Etna - grugeaux.etna@wanadoo.fr |