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Tropical Tour : Agence de Voyages en Guadeloupe

Le Volcan de la Soufrière | Patrimoine touristique | Guadeloupe | Vues panora..


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© photo Philippe GIRAUD
© photo Stephane TILLY
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© photo Eric TOUJA
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© photo Philippe GIRAUD
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Perchée à 1 467 m d'altitude, la Soufrière, volcan actif, communément appelé la "Vieille Dame", s'affirme comme le toit de la Guadeloupe. C'est aussi l'un des points les plus arrosés du globe. Cette éminence à panache blanc et à la silhouette pelée est à la Guadeloupe ce que le "Ballon d'Alsace" est au Bas-Rhin.

Pour y accéder, une seule route, celle de Saint-Claude. Depuis Basse-Terre, sur douze kilomètres, il est nécessaire de négocier bon nombre de lacets zigzagants au coeur de la fôret tropicale dense et humide.

Première halte, à la maison du volcan. Elle retrace en image le passé géologique et les manifestations du volcan durant l'époque historique. Deuxième halte, à la Savane à Mulets, à 943 mètres d'altitude, elle s'étale au pied du dôme volcanique. Au milieu de ce parking, un énorme bloc andésitique témoigne de la violence des éruptions passées. C'est généralement le point de rendez-vous des randonneurs et c'est parfois aussi la fin du parcours pour les moins courageux. Troisième halte, à la Citerne que l'on atteint après avoir emprunté une route jalonnée de fumerolles à l'odeur d'oeuf pourri, une végétation rabougrie par l'excès de précipitation, dominée par les mangles colonisateurs. Et il est vivement conseillé de ne pas se laisser impressionner par les précipices sans fonds.

Cet itinéraire est réputé pour être le belvédère de la Guadeloupe. Sur un kilomètre, on découvre par temps dégagé, la Dominique, les Saintes, la Côte-au-Vent et même dans le lointain, Pointe-à-Pitre et la Rivièra sud. La Citerne, terminus d'une promenade éthérée est un point idéal pour admirer le profond lac de cratère résiduel. Retour à la Savane à Mulets par le même chemin accidenté pour cette fois-ci entamer l'ascension du volcan. Il faut compter en moyenne 45 minutes pour atteindre le sommet en gravitant le Chemin des Dames. Inutile de prendre un guide, il est impossible de s'égarer par ce circuit, sauf par temps de brouillard intense. Dans ce cas, l'ascension perd tout son intéret. Au fur et à mesure de la montée, le versant montre son aspect buriné, raviné, cicatrisé, les traces indélébiles de l'érosion torrentielle. L'éboulement Faujas laisse entrevoir une faille apparue lors de l'éruption de 1797. Le choc des couleurs et des coloris attire inévitablement l'attention. Jaunes, oranges, vertes, ces mousses moelleuses épousent la roche et lui donnent un aspect tendre et soyeux. Même par beau temps, un pull ou un coupe vent est fortement conseillé surtout vers le sommet. Ce sont d'ailleurs ces derniers mètres qui réclament le plus d'efforts physiques.

Mais en haut quel spectacle ! Des aiguilles de lave solidifiées se dressent sur cette terre soudain devenue inhospitalière. Paysage lunaire, acqueux, trou sans fin du Gouffre Tarissan....La légende dit que le docteur Tarissan a disparu dans ce puits et n'est jamais réapparu. Point d'orgue de la visite à l'extrémité de la plate-forme sommitale, le bouillonnant cratère du sud laisse échapper des voluptes blanches et sulfureuses à l'odeur de soufre. Un bruit sourd fait immanquablement penser à une cocotte minute en ébulition permanente.