J.G. Odelie, la cosmétologie au naturel
Noix de coco, canne à sucre, cerise pays... on en mangerait ! Mais ces fruits et plantes locales ont d'autres atouts que les laboratoires J.G. Odélie, spécialistes dans le domaine parfumerie-cosmétologie, ont su révéler.
Les plantes, les acides de fruits, le naturel... Une tendance bien actuelle qui n'a pas laissé indifférent Jean Vargas, directeur de l'unité de fabrication J.G. Odélie. Biologiste, Jean Vargas est arrivé sur l'île pour développer le marché des produits de thalassothérapie. Séduit par le lieu et curieux de la pharmacopée et de la phytothérapie locales il crée son entreprise, «J.G Odélie», en 1989. Après de nombreuses recherches et développements, les formules prennent corps sous forme de parfums et autres cosmétiques avec la marque «Alizée Nature Caraïbes». 85 produits sont ainsi référencés et se déclinent en soins corporels, capillaires et solaires. Cinq salariés, bientôt six, pour 95% du marché de la production locale et un chiffre d'affaires de 305 000 euros. Un petite structure moderne spécialisée dans l'utilisation de la flore guadeloupéenne pour toutes ses fabrications : roucou, canne à sucre, huile d'avocat, lait de coco, hibiscus, vanille... «Fleurs, plantes, fruits, tous possèdent des vertus souvent exploitables en parfumerie et en cosmétologie». Des propriétés trop souvent oubliées et réhabilitées par l'esprit inventif de Jean Vargas. Ainsi, gel douche, shampooing, lait pour le corps puisent leurs effets dans l'essence de la flore antillaise. En plus de cette activité, Jean Vargas est sollicité pour son savoir-faire par d'autres laboratoires. Toujours en quête d'idées novatrices, ses recherches n'ont de cesse de percer le secret des principes actifs de sa matière première. J. Vargas met un point d'honneur à évoluer en utilisant les ressources du pays et en agissant localement tant au niveau du conditionnement que de la commercialisation. Il entend ainsi, développer la culture de l'aloe vera pour pouvoir disposer sur place de la quantité suffisante à la création de ses produits. La législation ne l'autorisait pas jusqu'alors à cultiver cette plante. Il devait importer le jus extrait des feuilles pour pouvoir l'exploiter. L'obstacle est levé. Son projet, s'inscrire dans le cadre d'un développement durable. Il est suivi et soutenu (subventionné à 70 %) par les pouvoirs publics locaux. Son action dynamise l'espace rural par la création d'emplois : «il faudra bien s'occuper des quelques 6000 plants d'aloe vera qui rentreront dans le paysage de la Désirade ou de Saint-François». D'une autre plante, moins connue, «l'herbe à fer», il a dégagé l'extrait, produit un actif, associé des surgras et une fragrance pour un nouveau gel douche qui sera commercialisé en septembre. On retrouve cette herbe dans les plats cuisinés indiens. Il en a dégagé l'extrait, produit un actif qu'il associe aux surgras et à une fragrance. Les bonnes idées foisonnent. La prochaine est d'ouvrir «un musée de la cosmétologie» pour une valorisation différente de la Guadeloupe. Les démarches sont en cours et il espère proposer, prochainement, à un public averti ou non, l'histoire des parfums, des plantes médicinales antillaises et leur utilisation... Tout un programme.
L'Aloe vera appartient à la famille des liliacées, on en dénombre quelques 250 espèces. Elle serait originaire d'Asie.L'aloe vera barbadensis aurait été introduite aux Antilles au XVIIème. L'histoire raconte que Cléopâtre utilisait déjà cette «plante de l'immortalité» pour ses effets doux et apaisants. Ses bienfaits sont nombreux. Elle est utilisée en pharmacie, diététique et cosmétologie sous forme de gel ou entrant dans la composition des produits. On lui prête des vertus purgatives, apaisantes (les brûlures, coups de soleil), hydratantes favorisant la régénération de la peau, anti-rides, et des effets anti-pelliculaires.
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