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Couverture du n° : 12 Les Îles de Guadeloupe

Plantes de la médecine

Un 3e cycle "Plantes de la médecine traditionnelle de la Caraïbe et phytothérapie"

Depuis la rentrée 2002, l'université des Antilles-Guyane accueille un 3e cycle consacré aux plantes de la médecine traditionnelle de la Caraïbe et à la phytothérapie. Cette formation, dispensée sur deux ans, est ouverte aux pharmaciens, médecins, chirurgiens-dentistes, vétérinaires et titulaires diplômés de second cycle d'enseignement supérieur de biologie, de médecine ou de pharmacie. Ce diplôme constitue un élément fort de la mise en place d'une véritable filière de recherche instaurée par la Région Guadeloupe, dans le but de valoriser et de préserver le patrimoine naturel et culturel de l'archipel. La collectivité s'est donc fortement investie dans la reconnaissance des plantes aromatiques et médicinales de la Guadeloupe, avec l'objectif de faire de cette filière un nouveau secteur de développement, tant sur les plans agricoles qu'industriels. En 1998, la France a importé pas moins de 37 000 tonnes de plantes médicinales et aromatiques, pour une valeur de 97 millions d'euro (637 millions de francs) et n'en a exporté que 14 000 tonnes pour une valeur de 64,94 millions d'euro (426 millions de francs), soit un solde négatif de 32,16 millions d'euro (211 millions de francs). Pourtant, les départements d'Outre-mer sont dotés d'un patrimoine exceptionnel en matière de plantes médicinales et aromatiques, auquel la population reste très attachée. Ces plantes sont d'ailleurs très largement cultivées dans les jardins créoles. Mais malgré leur efficacité-des expériences conduites ces dernières années par des instituts de recherche ont permis de vérifier dans 75 % à 80 % des cas l'efficacité des recettes de nos grands-mères dans le traitement des pathologies étudiées-ces plantes de la Caraïbe sont actuellement absentes des pharmacies, et ce pour des raisons historiques. Selon les recherches menées par le Dr Henri Joseph, président de l'APLAMEDAROM (Association pour la promotion des plantes médicinales et aromatiques en Guadeloupe) et Me Isabelle Robard, auteur de plusieurs études sur le sujet, la non-intégration de la pharmacopée domienne dans la pharmacopée française remonte à la période de l'esclavage Après avoir été aboli en 1794, l'esclavage est rétabli le 20 mai 1802. On retire alors aux Nègres, libres ou esclaves, le droit d'exercer la médecine, la chirurgie, la pharmacie ainsi que le droit de vendre et de distribuer des drogues et plantes car les colons craignent d'être empoisonnés ! Or, c'est une loi de 1803 qui fixe le premier Codex qui paraît en 1818. Les plantes d'Outre-mer en sont totalement exclues !Il aura donc fallu deux siècles pour que les plantes médicinales des DOM-TOM sortent enfin de l'ombre pour entrer dans la panoplie de la pharmacopée française.

Renseignements : Université des Antilles et de la Guyane
- UFR des Sciences Médicales
- 97159 Pointe-à-Pitre cedex
- tél : 05 90 48 91 53.
- fax :05 90 48 92 08
- e-mail: soniabourgeois@univ-ag.fr



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