Se baigner en toute sécurité
La baignade en Guadeloupe est un vrai bonheur. Tout au long de l'année, le Gulf Stream réchauffe les eaux de l'arc antillais, qui se maintiennent à une température que certains qualifieraient de paradisiaque. Toutefois, le climat tropical, et son lot de dépressions et de tempêtes rendent le bain sur certaines plages très localisées potentiellement dangereux, du fait d'une houle parfois importante, de courants et de lames de fond. C'est le cas, par exemple, des plages du nord Basse-Terre, côté mer des Caraïbes, de Sainte-Rose à Deshaies. "Pendant l'hiver, alors que des perturbations circulent sur l'Atlantique, une houle du nord descend sur les Antilles, explique Joël Guesquin, prévisionniste à Météo France. Compte tenu de la configuration des plages, les vagues déferlent alors en rouleaux." Bien sûr, en période cyclonique (de juillet à novembre) il n'y a plus de règles et l'on peut observer une forte houle évoluant de façon diffuse, bien que ponctuelle, tout autour de la Guadeloupe.
Des courants constants
Les courants sont aussi à prendre en compte, non seulement pour les plaisanciers et les pêcheurs mais aussi pour les baigneurs. En fait, malgré de très faibles amplitudes de marées, des courants de dérive générés par le vent abondent autour de la Guadeloupe. Selon le Service hydrographique et océanographique de la marine, les alizés, qui soufflent toute l'année sur l'archipel guadeloupéen, affectent les couches superficielles de l'eau par un effet d'entraînement, qui se transmet ensuite aux couches plus profondes. Près des côtes, la vitesse des courants de dérive en surface représente en moyenne 3 % de la vitesse du vent, mais en présence de houle, ils peuvent atteindre 5 %. Ainsi, les plages de Grande Anse à Trois-Rivières et de Bananier à Capesterre sont réputées risquées pour la baignade, en raison de courants d'intensité variable, mais constants. Trois-Rivières a même installé un poste de surveillance de baignade sur sa grande plage, qui reste tout de même familiale. La prudence s'impose donc, même pour les bons nageurs, et il vaut mieux réserver les crawls sportifs aux eaux calmes et protégées de la région de Sainte-Anne ou de Saint-François en Grande-Terre.
|